Photo par Marion Leuger

Depuis le début de mon chemin vers une parentalité plus respectueuse et non-violente, j’ai développé et appris à utiliser des outils éducatifs pour remplacer la punition. : les conséquences éducatives

Les punitions vont humilier l’enfant, atteindre son estime de soi et impliquer une asymétrie dans la relation (dominant/dominé). Et surtout : elles n’apprennent pas à l’enfant à développer son auto-contrôle et à s’auto-réguler.

Les conséquences éducatives, elles, permettent à l’enfant de faire du lien entre son acte et les conséquences qui en découlent. Elles développent chez l’enfant cette notion de responsabilité, et n’atteignent pas son estime puisqu’avec elles, l’enfant peut notamment réparer (l’objet, mais aussi son estime).

Parmi les conséquences éducatives possibles, celles qui sortent souvent de ma boite à outil de maman ce sont : les conséquences logiques et naturelles, et les réparations. J’aime vraiment beaucoup les réparations, pour toute la symbolique qu’elles représentent, pour l’implication de l’enfant et la valorisation de l’autonomie.

Mais ce jour-là, pendant les vacances, je n’ai pas su quel outil sortir… Mon fils, à qui j’avais répété déjà plusieurs fois la consigne de faire des gestes doux avec les fleurs et d’aller taper avec son bâton dans l’herbe au fond du jardin, a fini par frapper et abîmer une des pivoines de ma mère… Tristesse absolue. Déjà pour ma mère, en voyant ses fleurs abimées et non respectées, et pour la violence du geste qu’elle a eu du mal à comprendre. Et pour moi aussi, en me sentant si démunie face à ce geste…

Ce geste n’est pas isolé, il y en a beaucoup de ce genre en ce moment. Alors oui, je sais, je ne le sais que trop bien « un enfant terrible, est un enfant terriblement malheureux »… Je connais l’origine de tout cela, et pour tout vous dire nous sommes même allés chercher de l’aide à l’extérieur pour traverser cette période ensemble, de façon plus apaisée. Mais voilà, ce jour-là, je n’ai pas su réagir autrement qu’en me fâchant fort et en rappelant que la violence, quelle qu’elle soit, était interdite. Entre les gens, mais aussi envers tous les êtres vivants, animaux ou plantes.

Alors pour calmer ma douleur, et rendre ma colère constructive, j’ai pris ces 2 photos. Pour me rappeler qu’il n’a que 3 ans et demi. Pour me rappeler cette période tumultueuse que nous traversons n’est que temporaire et qu’elle est NOTRE chemin de vie. Et pour me rappeler aussi que tout n’est que cycle dans la vie. Un bourgeon ne reste jamais bourgeon. Une fleur ne reste jamais aussi épanouie et elle finit par fâner. Et que c’est à nous, environnement, entourage, de faire en sorte que chacun vive avec le plus de bonheur et de douceur possible, dans un respect le plus absolu.